Entre la familia y el amor: tensiones de género entre los amantes/Between Family and Love: Gender Tensions between Lovers

  • Garcia, Marie-Carmen (2021). «Entre la familia y el amor: tensiones de género entre los amantes». Revista Española de Investigaciones Sociológicas, 175: 47-62.

El propósito de este artículo es mostrar las formas en las que la dominación masculina se expresa en relaciones amorosas clandestinas a largo plazo. Para ello, hemos realizado cincuenta y cinco entrevistas biográficas, de tres a seis horas de duración, en Francia. Dichas entrevistas se han grabado. Hemos seleccionado a personas que tienen o han tenido una relación extramatrimonial de más de dos años de forma regular. La investigación muestra que se trata de formas arcaicas de expresión de la dominación simbólica de los hombres, en particular a través de la apropiación sentimental de las mujeres en un contexto que escapa a las normas contemporáneas de igualdad de género y que, por el contrario, valora la virilidad tanto para las mujeres como para los hombres.

Castellano: http://reis.cis.es/REIS/jsp/REIS.jsp?opcion=ptePublicacion

Garcia, Marie-Carmen (2021). “Between Family and Love: Gender Tensions between Lovers”. Re-vista Española de Investigaciones Sociológicas, 175: 47-62.

The aim of this article is to show the ways in which male dominance is expressed in long-term clandestine love relationships. To this end, fifty-five biographical interviews were conducted and recorded in France. Each of them lasted between three and six hours.

People were selected who were having, or had previously had,
an extramarital affair for more than two years on a regular basis. This research shows that these relationships are archaic forms of expression of men’s symbolic domination, in particular through
the emotional appropriation of women in a context which escapes contemporary norms of gender equality and, on the contrary, values virility for both women and men.

English : http://reis.cis.es/REIS/PDF/REIS_175_03_ENG1623064989106.pdf

À la Une

Amours clandestines. Nouvelle enquête

Amours clandestines : nouvelle enquête

(PUL, 2021)

En 2008, une enquête sociologique révélait qu’en France, un tiers des hommes et un quart des femmes avaient déjà trompé leur conjoint.e. Encore largement taboues, les amours clandestines constituent pourtant le quotidien de millions de personnes. Marie-Carmen Garcia est allée à la rencontre de ces hommes et de ces femmes adultères, recueillant leur parole pour construire son analyse de l’extraconjugalité durable.

Dans une enquête initiale qui a convaincu un large lectorat (Amours clandestines, 2016), la chercheuse s’est employée à poser l’infidélité conjugale comme objet sociologique et à en étudier les ressorts biographiques et culturels. Dans cette nouvelle enquête, elle poursuit ses travaux, se penchant cette fois sur des thèmes du quotidien : grossesse, famille, argent… comment ces questions sont-elles vécues par les couples clandestins ? Chaussant les « lunettes du genre », Marie-Carmen Garcia adopte une approche délibérément féministe pour comprendre les formes de domination et les déterminismes sociaux en action dans les couples illégitimes.

Marie-Carmen Garcia est sociologue, professeure des universités à l’Université Paul Sabatier Toulouse III, chercheuse au laboratoire L-Vis (Université Claude Bernard Lyon 1). Spécialiste des socialisations et du genre, elle a publié plusieurs ouvrages, dont Amours clandestines : sociologie de l’extraconjugalité durable, paru aux Presses universitaires de Lyon en 2016, qui constitue le premier volet de cette enquête sur l’infidélité conjugale. Ses travaux actuels s’intéressent également à la production des corps et des émotions dans les pratiques de bien-être.

PRÉSENTATION ET COMMANDES :

https://presses.univ-lyon2.fr/product/show/amours-clandestines—nouvelle-enqu–te/926

Vivre sans sexualité

Vivre sans sexualité

4 ÉPISODES (4 DISPONIBLES)

« Cette série aborde la question de la sexualité de façon explicite et parfois crûe, elle n’est pas destinée à toutes les oreilles, les plus sensibles peuvent donc s’abstenir

Baiser serait la panacée, le plaisir suprême, la plus raffinée des jouissances. Le sexe serait une condition sine qua non à la réussite de sa vie, un ciment dont dépendrait la pérennité du couple et la stabilité familiale. Il nous faut « réussir » notre sexualité, « booster » notre libido, et autres termes issus du jargon marketing. Mais la réalité est que nous ne baisons pas autant qu’on voudrait le faire croire. 

Dans un contexte culturel régi par une omniprésence de représentations érotisées, cesser la sexualité revient à s’exclure d’une norme et de tout un système codifié. Tant que nous faisons partie du jeu, nous ne nous en rendons pas réellement compte. Ce n’est qu’une fois abstinent.e.s que toute l’absurdité de nos codes sociaux nous saute aux yeux : pourquoi mettre une femme nue pour nous vendre un yaourt ? Pourquoi mimer une fellation dans une publicité pour des cônes glacés ? Arrêter la sexualité permet de se rendre compte à quel point celle-ci est partout, et souvent là où on ne la voit plus : elle façonne nos imaginaires, code notre morale, structure nos rapports sociaux, pose des problèmes politiques. La sortie de la sexualité, qu’elle soit volontaire ou contrainte, permet d’en prendre la mesure et provoque inévitablement dans nos vies des bouleversements inattendus. Pour le meilleur et pour le pire. « 

https://www.franceculture.fr/emissions/series/survivre-sans-sexe