Cher.es commentaires du Point

« La sociologie ne vaut pas une heure de peine si elle ne permet pas de se fendre la poire » (E. Durkheim)
https://mastersociologie.hypotheses.org/3940
« La sociologie ne vaut pas une heure de peine si elle ne permet pas de se fendre la poire » (E. Durkheim)
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Réponses en vrac brèves et pédagogiques à des commentaires suite à une de mes interviews dans Le Point

  • Commentaire 1

« Quel manque de sérieux !
Aucun test fiable (Chi deux, Student… ) ne peut être appliqué à un si petit échantillon. Et certains appellent cela de la « science » sociale ? Foutaises ! »

Réponse : les tests sont réservés (et pas systématiquement) aux enquêtes quantitatives (mais vous le savez, n’est-ce pas?), la notion d’échantillon aussi (ça aussi vous le savez). Cela dit, les enquêtes qualitatives relèvent d’une épistémologie (un mot qui équivaut presque à « foutaises ») propre qui a permis de grandes avancées sociales et économiques (si si) : par exemple, on sait comment faire acheter ou voter les gens dans un sens ou un autre et même comment vous conduire à écrire des commentaires (on sait tout de vous! rires!) J’ajoute que « foutaise » me semble un peu insultant mais bon… Je comprends la colère du désarroi face à l’incompréhension. Mais pas d’inquiétude, je vous ferai un beau khi 2 la prochaine fois si cela peut vous rassurer. Un joli questionnaire du type « trompez vous votre conjoint.e? » OUI, NON, NE SAIT PAS »

Commentaire 2 : La domination de la domination

D’une part, la population est composée de 55 personnes (et non pas 23 mais peu importe car la représentativité qualitative ne correspond pas à la représentativité statistique). D’autre part, lisez bien mon livre (sûre que vous l’avez fait avant de commenter le livre… non?) l’enquête n’a pas été menée auprès de mes collègues (non mais franchement!)! Rires!

Commentaire 3 : « Hé c’est plus facile que les sciences fondamentales » :

Bien sûr! Si c’était difficile, je n’aurai pas suivi des études de sociologie! Je suis paresseuse mais pas folle! Sacrée Monique, vous avez tout compris! 😉

Commentaire 4 : « Pas mal de vérités… Mais vrai de vrai, qui paye, et on en fait quoi ? »

Alors, je suis fonctionnaire et payée pour ne rien foutre mais je suis sûre que vous le saviez déjà. Hein? Malin Lecologismeçasuffit (hmmm votre pseudo me dit que vous n’appréciez pas non plus ces écolos qui prônent la facilité, je me trompe?)!

Commentaire 5

« Bonsoir P’tit Loup.
Je ne vois qu’une raison à ce genre d’étude. Occuper les milliers d’étudiants qui ne pouvaient aller ailleurs, et qu’on a « orienté » vers cette filière en sachant pertinemment qu’on en avait pas besoin !Merci à tous ceux qui ont commenté cet article. Cela m’a évité de le lire ! »

Votre commentaire a occupé des dizaines (des centaines?) de lectrices et lecteurs. Moi j’occupe des milliers et même des milliards d’étudiant.es. Alors?… Qui est-ce qui gagne au jeu d’occuper les gens avec des choses inutiles?

Commentaire 6

C’est du gloubiboulga…

... « On nage dans cette étude qui a été menée avec nos impôts, pour aboutir à se donner une idée de ce qu’est le néant d’une étude ectoplasmique, et vaut mieux lire un livre de gare. »

Là, je ne dirai qu’une chose : Bravo! C’est du grand, de l’extraordinaire commentaire qui me questionne sur le sens de mon existence d’ectoplasme. J’hésite à démissionner de l’Enseignement supérieur et demander des aides sociales que vous paierez avec vos impôts (juste les vôtres d’ailleurs, mes préférés) ou alors continuer à faire l’ectoplasme… toujours avec vos impôts. Dilemme.

Commentaire 7

Qui paye ? Nous, bien entendu !

« Une étude sur quelques dizaines de personnes, donc sans aucune valeur scientifique. Du bla-bla inutile. Je suis une fois de plus scandalisé que l’argent de nos impôts serve à ce genre d’inepties. »

Le blaireau du Fezensac (joli pseudo!) : tu sais ce que tu peux faire de tes impôts???! Apparemment vous êtes plusieurs à vous questionner sur ce que deviennent vos impôts (c’est une vraie question). J’ai la réponse : A me payer des vacances au soleil plusieurs fois par an pendant que vous continuez de demander anonymement sur le site de votre journal « mais à quoi servent donc mes impôts? »

Merci au Point de m’avoir donné la parole. Toutefois, j’ai signalé des contenus abusifs sur le site (et qui ne m’ont pas amusée) concernant des jeux de mots insultant à propos de mon nom et des sous-entendus scabreux et misogynes. J’espère que le journal en tiendra compte.

Ce post, atypique sur mon site, a aussi pour vocation d’alerter mes collègues sur les modalités de parution des interviews dans ce journal.

Cher.e.s lectrices et lecteurs, n’hésitez pas à signaler les contenus abusifs sur les articles du Point… Outre mon expérience un peu amère, cela me semble important pour la dignité des chercheur.es et intellectuel.les.

En PJ mon interview réservée aux abonné.es mais dont les commentaires sont ouverts à tous les vents…