La fin de l’amour

Eva Illouz, sociologue

Après une recherche menée pendant 20 ans autour de la transformation par le capitalisme de la vie amoureuse, la sociologue franco-israélienne Eva Illouz enquête désormais sur le « non-amour », les aventures d’un soir ou encore les divorces. Spécialiste des émotions, elle dresse une sociologie de l’intime sous le prisme de la modernité des rapports amoureux. Comment le vent de liberté qui a soufflé sur les relations amoureuses a-t-il influencé notre vie sociale et affective ? La liberté de s’engager ou de se désengager d’accord, mais à quel prix ? Elle est auteure de « La Fin de l’amour, enquête sur un désarroi contemporain » (Seuil 2020). L’Invité des Matins de Guillaume Erner – émission du 5 février 2020 À retrouver ici : https://www.franceculture.fr/emission…

L’infidélité

L’infidélité commence-t-elle déjà dans l’imaginaire? Et pourquoi passer à l’acte? Y a-t-il une différence de comportement entre les multiples genres? La monogamie est-elle un idéal? Peut-on faire l’éloge de l’adultère? Pourquoi le blâmer ou craindre d’aborder le sujet? « Etre infidèle » peut-il rimer avec « être amoureux »? Tribu en parle avec de Marie-Carmen Garcia, sociologue, professeure au laboratoire L-Vis de l’université Claude Bernard-Lyon 1. Elle est lʹautrice de « Amours clandestines. Sociologie de l’extraconjugalité durable » (Presses universitaires de Lyon, coll. « Sexualités », 2016).

ÉMISSION : https://www.rts.ch/play/radio/tribu/audio/linfidelite?id=11999135

Amours clandestines. Nouvelle enquête

Amours clandestines : nouvelle enquête

(PUL, 2021)

En 2008, une enquête sociologique révélait qu’en France, un tiers des hommes et un quart des femmes avaient déjà trompé leur conjoint.e. Encore largement taboues, les amours clandestines constituent pourtant le quotidien de millions de personnes. Marie-Carmen Garcia est allée à la rencontre de ces hommes et de ces femmes adultères, recueillant leur parole pour construire son analyse de l’extraconjugalité durable.

Dans une enquête initiale qui a convaincu un large lectorat (Amours clandestines, 2016), la chercheuse s’est employée à poser l’infidélité conjugale comme objet sociologique et à en étudier les ressorts biographiques et culturels. Dans cette nouvelle enquête, elle poursuit ses travaux, se penchant cette fois sur des thèmes du quotidien : grossesse, famille, argent… comment ces questions sont-elles vécues par les couples clandestins ? Chaussant les « lunettes du genre », Marie-Carmen Garcia adopte une approche délibérément féministe pour comprendre les formes de domination et les déterminismes sociaux en action dans les couples illégitimes.

Marie-Carmen Garcia est sociologue, professeure des universités à l’Université Paul Sabatier Toulouse III, chercheuse au laboratoire L-Vis (Université Claude Bernard Lyon 1). Spécialiste des socialisations et du genre, elle a publié plusieurs ouvrages, dont Amours clandestines : sociologie de l’extraconjugalité durable, paru aux Presses universitaires de Lyon en 2016, qui constitue le premier volet de cette enquête sur l’infidélité conjugale. Ses travaux actuels s’intéressent également à la production des corps et des émotions dans les pratiques de bien-être.

PRÉSENTATION ET COMMANDES :

https://presses.univ-lyon2.fr/product/show/amours-clandestines—nouvelle-enqu–te/926